Comprendre

Questions fréquentes

Les quinze questions qui reviennent le plus souvent sur l'euro numérique, avec des réponses courtes et sourcées.

1. L'euro numérique remplacera-t-il le cash ?

Non. La BCE a répété à plusieurs reprises que l'euro numérique viendrait compléter, et non remplacer, les billets et les pièces. La monnaie fiduciaire reste le point de référence.

2. Quand sera-t-il lancé ?

L'horizon officiel est 2029, sous réserve de l'adoption du règlement européen en 2026-2027. Un projet pilote de la Banque de France est prévu dès 2027.

3. Comment l'utilisera-t-on ?

Via un wallet sur smartphone, une carte dédiée, ou directement dans l'application de votre banque. En ligne ou en magasin, et également en mode hors ligne pour les petits montants.

4. Aura-t-il un plafond ?

Oui. La BCE envisage un plafond de détention d'environ 3 000 à 4 000 € par personne. Voir notre article détaillé : Plafond à 3 000 € par personne.

5. Sera-t-il anonyme ?

Pas entièrement. Le mode en ligne offrira une confidentialité équivalente à celle d'une carte bancaire ; le mode hors ligne offrira un niveau proche de celui des espèces pour les petits montants.

6. Portera-t-il intérêt ?

Non. L'euro numérique est conçu comme un moyen de paiement, pas comme un placement. Aucune rémunération n'est prévue.

7. Sera-t-il gratuit ?

Pour les particuliers, oui. Les paiements de base et les services essentiels seront gratuits. Pour les commerçants, des commissions existeront mais seront plafonnées.

8. Sera-t-il programmable ?

Non, pas en tant que moyen de paiement. La Commission européenne a explicitement exclu la programmabilité dans sa proposition de règlement du 28 juin 2023.

9. Sera-t-il basé sur une blockchain ?

Pas nécessairement. La BCE n'a pas encore arrêté son choix technologique. Plusieurs options sont à l'étude : DLT (distributed ledger technology), base de données centralisée, ou hybride.

10. Que deviennent mes comptes bancaires ?

Ils continuent d'exister. Votre compte bancaire et votre compte en euros numériques coexisteront. Les virements entre les deux seront possibles.

11. Les non-résidents pourront-ils l'utiliser ?

Dans une phase initiale, l'euro numérique sera réservé aux résidents de la zone euro. Une extension aux visiteurs et aux pays tiers n'est pas exclue à terme.

12. Que se passe-t-il si je perds mon téléphone ?

Un mécanisme de récupération est prévu, comparable à celui qui existe pour les applications bancaires actuelles.

13. Peut-on le refuser ?

L'euro numérique sera officiellement un moyen de paiement ayant cours légal dans la zone euro. Les commerçants devront donc, en principe, l'accepter — avec des exceptions à définir pour les très petites entreprises et les situations particulières.

14. Combien cela coûtera-t-il au contribuable ?

La BCE estime le coût d'investissement pour le secteur bancaire entre 4 et 5,8 milliards d'euros. Les coûts pour la BCE elle-même ne sont pas publiés avec précision mais sont d'un ordre de grandeur comparable.

15. Pourquoi en a-t-on besoin ?

Pour trois raisons : préserver l'ancrage de la monnaie publique à l'ère numérique, renforcer la souveraineté monétaire de l'Europe face aux acteurs étrangers (Visa, Mastercard, stablecoins en dollar), et offrir aux citoyens un moyen de paiement sûr, gratuit et paneuropéen.